Philippe et Isabelle Paul (1)

Partenariat et amitié

Contres (41)

partenariat depuis : 1990
dernière visite : 24 octobre 2018

Il arrive que sur les stands des 3b, on entende parfois nos clients demander : « Et les pomme-de-terre de chez Philippe Paul, elles reviennent quand ? ». Vous êtes quelques uns parmi nos clients à avoir repéré ses produits à leur qualité, et à les attendre. Nous ne pouvions que tomber d’accord.
Ce 20 avril 2018, les saucisses crépitent dans la poêle quand nous arrivons, le chien nous accueille en aboyant, nous sommes en avance. Autour de la table, on prend des nouvelles, on s’inquiète de la météo. Isabelle et Philippe travaillent avec leurs enfants et le personnel saisonnier.

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Les présentations de Philippe et Isabelle  

La collaboration a débuté dans les années 80, entre le père de Philippe Paul et le père de Mathieu, Gérard Corvaisier. C’est tout naturellement que Philippe et Isabelle ont « reprit le flambeau avec Mathieu et Rosa, pour pouvoir continuer à travailler dans la bonne intelligence ». Surtout, aussi, dirait Mathieu, parce qu’« on est sur un goût et une qualité irréprochables ».
C’est une histoire d’amitié qui lie les deux hommes : cela fait des années que Philippe et Mathieu se voient tous les vendredis, sans exception, à Rungis. Ils prennent le temps pour un café. « Avant on faisait ça dans le frigo : on tirait deux chaises et on s’asseyait pour parler de la semaine, de ce qui s’est passé, en bien ou en moins bien. Aujourd’hui encore, au comptoir, c’est l’histoire d’une demi-heure trois quarts d’heure. » C’est dire à quel point la confiance est là.
Ce jour-là à Contres, après nos discussions à table, nous montons en voiture : Philippe nous emmène voir ses parcelles.

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Partenariat avec les 3B  

Philippe Paul est l’un des producteurs les plus importants de ceux avec lesquels nous travaillons. Son maraîchage comprend 60 hectares de terres, parmi lesquelles une quinzaine sont dits « tournants ». Inscrites dans une rotation, ce sont d’autres parcelles qui, chaque année, se reposent (on y sème alors du trèfle, par exemple) sur un rythme d’une fois tous les quatre ans, en moyenne. Reste une quarantaine d’hectares où sont réparties les cultures : celles d’hiver, avec un tiers des terres dédiées à la pomme-de-terre, un tiers pour les carottes et poireaux, le reste divisé entre les radis noirs, betteraves, panais, courges diverses, potimarrons, choux, céleris et oignons. Les cultures d’été, moins importantes en terme de surface, sont les courgettes, les radis roses et quelques 700m2 de tomates sous tunnels. Ces dernières ont été plantées spécialement pour nos étals.

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Présentation de l'exploitation  

D’une grande gentillesse, Philippe est aussi très consciencieux. Les années passent, rythmées par le calendrier des cultures : semis, préparation des sols, récoltes. Et toutes les semaines, le transport jusqu’à Rungis, départ 1h du matin pour arriver à 3h45. Toujours ponctuel et irréprochable dans le travail - « Philippe ne se trompe jamais dans les palettes et range très bien son camion », précise Mathieu - il dégage une vraie sérénité ; de celle qu’ont acquis les personnes d’expérience. Tout roule, avec souplesse et dans la bonne humeur - car Philippe et Isabelle sont aussi un couple de « fanfarons » : ils jouent du trombone et de la clarinette.

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