Philippe et Isabelle Paul (2)

Au fil des saisons : des semis à la récolte

Contres (41)

partenariat depuis : 1990
dernière visite : 24 octobre 2018

Écoutez le premier reportage chez Philippe Paul >
Lors de notre première visite, en avril, le temps est à la préparation des sols. Nous parlons principalement du désherbage : c’est la plus grande difficulté en bio, car sans traitement, les « mauvaises herbes » se mêlent aux cultures et gênent la récolte, en plus de puiser les ressources des légumes. Pour y remédier, Philippe Paul a investit dans une machine à vapeur. Cela facilite le travail, mais n’économise tout de même pas le passage par l’humain et une phase d’arrachage d’herbe à la main.

à l'écoute : 

La machine à vapeur  

À notre retour, au mois d’octobre suivant, les poireaux ont bien grandis ! C’est le temps de la récolte. Philippe revient sur les étapes (14 passages de herse, 5 buttages) et explique comment l’évolution du matériel et la mécanisation leur a, sur certains points, bien simplifié la tâche. Démonstration de l’arrachage par Cédric, fidèle salarié de Philippe qui travaille à ses côtés depuis 18 ans. De la machine émane une odeur de poireaux fraîchement coupés, tout à fait agréable. Re-belote dans un champ de carottes : c’est magique de voir la machine fonctionner et les carottes qui défilent en s’élevant ! En agriculteur respectueux de son produit, Philippe la suit et ramasse les carottes qui tombent à l’arrière, pour que rien ne soit gâché.

à l'écoute : 

Suivi de culture : la carotte  

Non loin de là, on s’arrête quelques secondes devant un champ voisin de carottes cultivées pour des conserves (type petits-pois carottes, nous ne dévoilerons pas de nom de marque) : triste vision d’un tas couleur orange-fade qui sèche à l’air libre… Ces terres à proximité nous donnent à voir le comble des écarts dans la conception de l’aliment et de son mode de culture - de quoi méditer sur les discordances de notre monde.
Finalement, au fil de nos expéditions, bloqués cette fois derrière le tracteur de Cédric remorquant du fumier, nous avons tout le loisir d’évoquer l’importance du compost. De retour à la ferme, nous parlons des emballages et de notre partenariat pour les recycler.

à l'écoute : 

Respect de l'environnement : le compost et les emballages  

Réemploi, respect de la nature et des produits,… La ferme de Philippe et Isabelle est passée en bio à l’époque de son père, dès 1961, et perpétue ces valeurs. Que leur exemple de dévouement et ce récit puisse en inspirer d’autres !